Dirlettes et dirlos ! |
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Rassemblement des dirlettes et des dirlos à Paris !
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Le monde de l'éducation (mai 2008)
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Les directeurs d'école se rebiffent !
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- Tâches qui saccumulent, faibles décharges
Les directeurs décole voient leurs journées sallonger, mais pas leur rémunération. Car contrairement aux principaux et aux proviseurs, ils nont ni statut ni prime de fonction.
Ça grogne chez les directeurs, ces enseignants qui bénéficient dun petit dédommagement et dune décharge (si leur école compte plus de quatre classes) pour assurer des missions de plus en plus lourdes. La position nest pas facile et les postes peu prisés : 3500 dentre eux sont aujourdhui vacants, et un bon nombre ont été attribués doffice aux sortants dIUFM, apportant une nouvelle preuve que les bagarres syndicales pour obtenir ces décharges (passées récemment de 6 à 4 classes) nont pas tout résolu.
Mais un malaise plus profond semble gangrener cette catégorie hétéroclite. Ce nest pas nouveau mais le phénomène saggrave. Dans son étude sur le climat des écoles primaires, Georges Fotinos tirait déjà la sonnette dalarme fin 2006 : sur 900 directeurs interrogés, 85 % se montraient pessimistes sur le système scolaire, soit 33 % de plus que dans le second degré. Aux yeux de cet inspecteur général, « les directeurs décole souffrent de labsence dune identité professionnelle. On leur demande la quadrature du cercle, alors quils nont ni budget, ni autorité, ni même de mission reconnue ».
Il est temps dagir
« Identité professionnelle » : le terme masque le besoin dun statut, inexistant puisque le directeur est un enseignant choisi parmi ses pairs, et de surcroît tabou depuis une vingtaine dannées. En 1986-1988, le ministre de léducation René Monory sétait attiré les foudres du corps enseignant en cherchant à mettre en place un statut de maître-directeur. Face à ce rejet, la formule fut enterrée, ses successeurs se gardant de rouvrir le dossier afin de ne pas fâcher les syndicats les plus représentatifs. Il est peut-être temps de reposer la question.
« Nos écoles primaires sont-elles en mesure dêtre pilotées, alors que linstitution ne reconnaît aucun statut à ses directeurs et ne leur offre aucune formation longue dans ce domaine », se demande Laurence Bergugnat-Janot, maître de conférence à lIUFM dAquitaine. Et elle nest pas la seule. Une association de directeurs, le Groupement de défense des intérêts des directrices et directeurs (GDID), qui compte 1300 adhérents et enregistre chaque semaine plusieurs dizaines de nouveaux venus, relaye cette requête. « Labsence de statut génère un conflit identitaire qui empêche nos collègues de se penser comme chefs détablissement », résume le président de lassociation, Alain Rei, qui se définit moins comme « enseignant avec une fonction de directeur que [comme] directeur qui conserve une fonction denseignement ». Prudente, lassociation précise que le statut quelle revendique ne doit pas inclure le volet hiérarchique. Directeur décole oui, mais chef des professeurs décole non ! Un refus que partagent les syndicats denseignants. Le Syndicat des enseignants UNSA accepte une discussion sur le statut des établissements, mais pas un corps de direction. Au SNUipp (FSU), Gilles Moindrot sinterroge autant sur ce quun statut des directeurs ou de létablissement améliorerait dans le fonctionnement des écoles, que sur ce quil y a derrière le terme de « statut ». Fin de la discussion ?
Le débat ne peut que rebondir. Comme le rappelle Alain Rei, les directeurs agissent en chefs détablissement lorsquils signent une autorisation de sortie pour un collègue ou décident une évacuation délèves
Il est donc hypocrite de leur refuser la reconnaissance de cette fonction et accessoirement le salaire qui laccompagne. Lassociation a testé cette idée auprès de 40 000 directeurs. Sur les 10 000 réponses dépouillées, il apparaît que 93 % dentre eux souhaitent un statut, quelle que soit la taille de lécole quils dirigent.
« Dans une telle enquête, on table en général sur 10 % de retours. Notre enquête réalisée à la demande du GDID a obtenu ce taux incroyable de retours ! » sétonne encore Damien Philippot, le directeur détudes de lIFOP. De là à conclure que ceux qui font tourner les écoles ont un réel besoin de se faire entendre, il ny a quun pas. Que les directeurs franchissent dans cette même enquête, estimant, à hauteur de 53 %, nêtre pas assez bien représentés par les syndicats.
Au-delà des grognes conjoncturelles contrairement à leurs collègues du second degré, les directeurs décole nont pas eu droit à une prime substantielle de fin dannée cette question du statut fait apparaître un changement de fond. Une nouvelle culture serait-elle en train de naître dans un premier degré anarcho-syndicaliste ?
Qui sont donc ces nouveaux directeurs en quête dune définition de leur métier ? La dernière promotion de chefs détablissement du second degré compte 12 % de transfuges du premier degré. Les observateurs notent que, pour une nouvelle génération denseignants du premier degré, lécole est devenue un passage et non plus une carrière. « Ils passent ce concours [de professeur des écoles], projettent de rester cinq ou six ans et de passer ensuite dautres concours en interne », assure un professeur dIUFM. Sil existait une fonction de chef détablissement du premier degré, peut-être niraient-ils pas vers le secondaire
En 2000-2001, ladministration de Jack Lang avait pour projet de créer des regroupements décoles avec un « responsable de regroupement » à sa tête. A son tour, Gilles de Robien a proposé un texte. Xavier Darcos, lui, a voulu ouvrir une expérimentation, « mais personne ne sest porté volontaire parce que cétait linspecteur dacadémie qui devait désigner le chef détablissement », regrette Alain Rei. Le dossier a été de nouveau remisé. Et ce alors que lécole à la française sans statut ni directeur fait toujours figure dexception dans le concert international.
Maryline Baumard
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Le mot du Président : stop à la précarité des directeurs !
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- Dimanche 18 mai 2008 -
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Ce rassemblement se tiendra à 12 h, au Champ de Mars. Il a pour objectif de montrer publiquement (et médiatiquement, on l'espère) que, parmi les nombreux problèmes que rencontre aujourd'hui l'Ecole Publique, la direction d'école reste le point central où se focalisent ces problèmes...
Qu'il s'agisse des stages de Paques, des deux heures libérées du samedi, du manque de remplaçants, du soutien des élèves en difficulté, etc..., la place et le rôle des dirlos restent à définir et à reconnaître. |
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Le GDID est le Groupement de Défense des Intérêts des Directrices et des Directeurs...
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Ne dites pas "je suis directeur déchargé" mais dites "je suis directeur chargé d'enseignement"
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Listes des adresses interdites à l'inscription.
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Quelques conseils pour les d'jeunes dirlettes et dirlos
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Amicis qualibet hora
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Actuellement environ

écoles sans directeur !
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Si le Monde s'intéresse aux directeurs, pourquoi pas eux ?
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La revue de Presse de Dirlo.org-GDID...
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Le ''service minimum'' Darcos dans les écoles passe mal auprès des maires
20minutes Ils.fr 8 mai 2008 ©AFP
La demande du ministre de l'Education Xavier Darcos aux maires d'organiser un service minimum dans les écoles pour la grève des enseignants le 15 mai se heurte à l'opposition de nombreux élus, pas seulement de gauche, et suscite la polémique entre majorité et opposition.
M. Darcos a annoncé samedi vouloir poursuivre la semaine prochaine "l'expérimentation" du service minimum d'accueil des élèves, lancée en janvier à l'occasion d'un précédent mouvement.
Il avait alors demandé aux recteurs de passer des conventions avec les mairies volontaires, promettant à celles-ci une compensation financière si elles organisaient l'accueil des enfants en cas de fermeture de l'école.
A l'époque, cette initiative avait déjà été accueillie plutôt fraîchement par l'Association des maires de France (AMF), où se retrouvent élus de droite comme de ga...
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Transmis par dirlonet le 09/05/08 | 1 Commentaires | 40 Lectures |
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Service minimum à l'école : comment s'y retrouver
la majorité tente de mobiliser, le PS dénonce la méthode
Le Monde 5 mai 2008
avec AFP et Reuters
La question du service minimum dans les écoles primaires, relancée samedi par le ministre de l'éducation, Xavier Darcos, qui souhaite son application à l'occasion de la grève des enseignants prévue le 15 mai, a provoqué une nouvelle passe d'armes entre majorité et opposition, dimanche 4 mai.
Comme cela avait été le cas lors du précédent mouvement social des enseignants, le 24 janvier, l'UMP a repris le mot d'ordre de M. Darcos, demandant aux élus locaux, de droite comme de gauche, de soutenir la mise en place de ce dispositif afin de ne pas éloigner les enfants de l'école un jour de plus. Les élèves "auront déjà eu beaucoup de jours fériés et de ponts", note Frédéric Lefebvre, porte-parole du parti, estimant également que les parents, face aux problèmes de garde, "ne peuvent être pénalisés une...
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Transmis par Dirlonet le 07/05/08 | 0 Commentaires | 51 Lectures |
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| articles: 846 - Lectures: 188.882 - Commentaires: 442 - Votes: 737 |
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Il faut plus de courage pour vivre en lâche que pour mourir en héros.
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