- AVRIL ET LES DIRLOS EN ACTION : LA JAS
C'est quand même bizarre
Sur ces 10 dernières années, plus de 35 000 collègues ont arrêté la direction d'école.
Connaissez-vous un seul métier de la fonction publique qui subisse une telle désaffection ? Nous, non
Les raisons en sont connues, et depuis belle lurette :
- surcharge de boulot
Toujours plus !
- absence totale de reconnaissance de notre travail
Toujours moins !
- évolution sournoise vers un empilement de responsabilités supplémentaires (Stages RAN, clés OTP, Base-Elèves, Accompagnement Educatif, Soutiens 60 h, etc
) Toujours trop !
Voici les trois points sur lequel le GDID a décidé d'entrer dans la bagarre. Trois problèmes qui ont la même solution, l'obtention d'un statut venant reconnaître notre métier, en préciser et limiter les tâches et nous donner les moyens d'y faire face
On est un peu surpris de voir que, sur ces trois points, nous ne soyons pas rejoints et soutenus par la totalité des syndicats enseignants
Certains d'entre eux manifestent à notre égard une indifférence quasi totale, préférant soutenir les justes et nobles causes des enseignants-chercheurs du supérieur, par exemple.
Engagement certainement bien utile et justifié, mais comment empêcher les pov' dirlos que nous sommes de constater que les 126 heures de travail annuelles des enseignants-chercheurs, c'est à peu près ce que nous bossons les 15 premiers jours de septembre ?
Ceci dit, l'immobilisme de certains syndicats a aussi une raison bien fondée : ce serait quand même à nous, premiers concernés par notre travail, de nous remuer un tantinet le popotin pour le défendre, non ?
A cet effet, le GDID fait de ce mois d'Avril un mois de JAS, de Journée d'Action Solidaire
La JAS est une action inédite, innovante, tranchant sur les mouvements habituels, une action que tout un chacun peut suivre, action qui ne coûte rien, ou si peu, et qui pourrait rapporter gros
PRINCIPE DE LA JAS
- Les collègues participant à cette action nous envoient, en Avril, au jour de leur choix, un chèque de 15 euros, à l'ordre, à leur guise, du Secours Populaire ou des Enfants de la Terre. Deux associations intervenant dans le domaine de l'enfance, souvent partenaires des écoles publiques et partageant avec nous les valeurs de solidarité, de lutte et de laïcité de l'Ecole Publique. Ils joignent à ce chèque un bulletin de déduction fiscale (voir plus bas)
- Le GDID comptabilisera les dons et les fera parvenir à ces deux associations. Nous rendrons publics les montants des sommes recueillies.
- L'important est que cette action touche le ministère au portefeuille. Là où les journées de grève lui rapportent des sous, en autant de journées de salaire en moins à payer, la J.A.S. ponctionne l'état.
- Eh oui, il existe l'amendement Coluche, qui défraie chaque don à hauteur de 75 %, sous forme de déductions fiscales... 15 euros donnés à une association, c'est 11,25 euros que perd l'état, à chaque don...
- Multipliez ça par plusieurs centaines, plusieurs milliers de collègues, ça pourrait faire du bruit
.
Action qui nous peut nous attirer sympathie et soutien de l'opinion publique, action qui pourrait être médiatisée, action qui fait perdre des sous au gouvernement, action qui complète et étend les mouvements traditionnels...
Action lancée depuis le début de ce mois d'Avril et qui a déjà recueilli plus de 1100 dons, à ce jour
Pour y participer, il vous suffit de télécharger le bulletin de déduction fiscale à cette adresse
http://www.dirlo.org/Documents/jasrecufiscal.doc
de le joindre à votre chèque et d'envoyer le tout à :
GDID 106 Chemin du Vallon des Escourtines 13011 Marseille
A recevoir vos courriers, collègues...
Alain REI - Ecole Eluard - Roquefort-la-Bédoule (13)
PS Si le lien indiqué pour télécharger le bulletin de déduction fiscale ne s'ouvrait pas, signalez le nous par un simple mail à gdid@dirlo.org et on vous le fait parvenir en retour.
RESPONSABILITES DU DIRECTEUR
« Questions sur
La responsabilité des enseignants » : le SNUipp, dans un beau 4 pages, sur papier glacé, accompagnant le dernier « fenêtres sur cours », vient confirmer nos affirmations « fantaisistes » sur les responsabilités du directeurs pendant les RAN, accompagnement éducatif, aides personnalisées, SMA
avec quelques mois de retard.
Et si le mot « directeur » est souvent évité dans les revendications, là , il est cité 9 fois en 3 pages !
Pour faire court :
Les différents régimes de responsabilité applicables durant ces heures sont identiques à ceux qui sont les nôtres pendant le temps scolaire (avec quelques restrictions pour le SMA).
Nous l'avions dit depuis le début...
À une époque de « zapping » intensif, où une actualité chasse l'autre à une vitesse qui donne le vertige et qui peut laisser croire que seul l'instant présent a de l'importance, Il nous paraît essentiel de revenir sur le fil de l'histoire afin de bien montrer l'importance de nous rassembler pour exister.
25 Juillet 2008, interpellé par la CFTC éducation nationale et le GDiD, sur nos responsabilités pendant les stages RAN, le chef du cabinet du ministre, Philippe COURT, nous répondait :
«
Il appartient donc au directeur d'école de s'assurer de la bonne organisation générale du service, en application du 1er alinéa de l'article 2 du décret du 24 février 1989.
Le directeur doit par ailleurs être joignable en cas d'accident d'un enfant survenant au cours de la période de stage à laquelle il participe pour établir la déclaration d'accident dans les quarante-huit heures et la transmettre à l'inspecteur d'académie, directeur des services départementaux de l'éducation nationale. »
Information de première importance pour les directrices et directeurs que nous avons diffusée par mail. Réponse du SNUipp par le même canal:
Le SNUIPP saisit le Ministère
Des sections nous ont interpellé à propos de la diffusion par le SCENRAC/CFTC et le GDID d'une information précisant que la responsabilité du directeur d'école s'étendait à l'organisation et le déroulement des stages de remise à niveau, qui ont lieu durant les vacances de printemps et d'été.
Ces organisations se fondent sur une réponse à un courrier stipulant que « le directeur doit par ailleurs être joignable en cas d'accident d'un élève survenant au cours de la période de stage à laquelle il participe, pour établir la déclaration d'accident dans les quarante huit heures et la transmettre à l'inspecteur d'académie ».
Devant ces affirmations fantaisistes, fondées sur aucun texte réglementaire, nous avons saisi le Ministère de l'Education nationale pour réclamer un démenti, pour rappeler qu'un directeur qui ne participe pas au dispositif de stages de remise à niveau, n'est pas responsable de la sécurité des élèves pendant les vacances.
Nous publierons la réponse du Ministre dès réception.
Le « Fenêtres sur cours » d'octobre 2008 enfonçait un peu plus le clou sous le titre :
« Oui, les directeurs ont droit à des vacances!
Dans un courrier, le ministère par la voix d'un directeur de cabinet a écrit: «Le directeur doit être joignable en cas d'accident d'un enfant survenant au cours de la période de stage à laquelle il participe pour établir la déclaration d'accident dans les 48heures et la transmettre à l'IA»Cette affirmation était aussi stupéfiante, fantaisiste qu'inapplicable. Stupéfiante car jamais communiquée jusque-là. Fantaisiste car fondée sur aucun texte réglementaire. Inapplicable car elle interdirait à tout directeur de partir en vacances! Le SNUipp est intervenu auprès du ministère qui est revenu sur ces propos. »
Pas de publication d'une quelconque réponse ministérielle, mais, en cette toute fin de mars 2009, ce beau 4 pages du SNUipp,où l'on peut lire, entre autres :
« Stages de remise à niveau :
Dans la mesure où ce dispositif (RAN) est mis en place par les services de l'Éducation nationale, il doit être considéré comme faisant partie intégrante du service public d'enseignement, même s'il est organisé pendant la période des vacances scolaires
En conséquence, les responsabilités encourues par le directeur pendant les stages de remise à niveau sont les mêmes que celles qu'il encourt pendant les activités scolaires habituelles.
À titre d'exemple, pendant ses stages de remise à niveau, la présence du directeur n'est pas obligatoire, il a le devoir de signaler tout élément qui compromettrait la sécurité des personnes(...) comme il le ferait lorsque l'école est un lieu d'activités hors temps scolaire »
A préciser que dans le courrier de M. Court, (fantaisiste ?) on demandait au directeur d'être « joignable » dans les 48 h et pas d'être « présent ».
De plus, en indiquant que notre présence n'est pas « obligatoire », on laisse entendre qu'elle est « envisageable » !
Toutes les nouvelles dispositions, depuis la signature du protocole, n'ont fait qu'augmenter nos charges et nos responsabilités (on peut rappeler BE, DUER, OTP
) sans qu'aucune compensation ne vienne rapporter un quelconque semblant d'équilibre.
Même quand cela ne coûte rien, on ne nous donne rien : nous n'avons pas été totalement déchargés des 60 h ! Cela n'aurait pourtant pas coûté un seul centime que de décharger l'ensemble des dirlos de ces 60 heures de soutien !
La lecture attentive de ce beau 4 pages, papier glacé, est une raison supplémentaire de nous rejoindre. Non pas pour rivaliser ou concurrencer, mais pour peser et simplement exister professionnellement.
Pierre Lombard- Cap d'Ail (06)
VITE VU
En matière d'informatique, il y a deux sortes de gens
Ceux qui utilisent un ordinateur, et ceux qui maîtrisent la bestiole, les amateurs et les professionnels.. Le seconds sont souvent pénibles, utilisant un jargon incompréhensible au commun des mortels, se complaisant dans des relations entre initiés aux grands mystères informatiques.
Heureusement, il y a des exceptions.
L'exception en question a nom Patrick Salvi, dirlo d'une école niçoise, et ouaibeumaistre du site du GDID.
Il vient de concocter une barre d'outils indispensable à tout dirlo qui se respecte
Une barre d'outils, c'est un petit bandeau discret, d'un centimètre de hauteur, qui se trouve en haut de l'écran de votre ordi et contient une foultitude de trucs et de liens achti utiles pour notre boulot. Toutes les académies de France et de Navarre, des liens institutionnels (Ministère Eduscol, Educnet) 8 sites de législation, 5 consacrés à l'hygiène et à la sécurité, Cartables, EDP, l'annuaire des écoles, tous les sites syndicaux, la presse de l'éducation, etc, etc
Ca se charge en quelques secondes, s'installe en moins de temps qu'il ne faut pour le dire et permet ainsi de disposer, en permanence, de tous les liens utiles au quotidien des pov' dirlos que nous sommes
.
C'est totalement gratuit, régulièrement mis à jour automatiquement et ça se trouve sur la page d'accueil du site du GDID, à cette adresse http://www.dirlo.org/
A votre disposition, collègues
Thierry FABRE - Marseille (13)
Pour le printemps :
> le forum de dirlo.org fait peau neuve.
Retrouvez-nous en cliquant ici : http://www.dirlo.org/forums/
> un espace réservé aux membres de l'association où ils pourront trouver une foultitude d'outils et les informations exclusives du GDiD.
Pour l'inscription envoyer à webmaster@dirlo.org
Nom, prénom, adresse mail et un mot de passe de votre choix.
Dans la tentative de mettre en place des « jardins d'éveil » on peut lire :
« Conformément au décret de 1936, le directeur du jardin d'éveil pourrait être un directeur d'établissement scolaire qui percevrait une rémunération accessoire. Ce sujet va être étudié par le ministère de l'Éducation nationale car il est difficilement envisageable, que sur le temps d'ouverture des écoles, le directeur ne soit pas entièrement disponible. Il faudra de toutes manière institutionnaliser le lien avec l'Éducation nationale ».
Nous y reviendrons
ET POUR FINIR, 10 EXCELLENTES RAISONS DE NE PAS FAIRE LA JAS !
1. Nan ! Les dirlos, c'est corpo ! Certes
On a le droit de défendre les psychologues scolaires, les Conseillers péda, les membres du Rased, mais les dirlos, non
Eux, ce sont de bonnes corpos, nous, non
2. Ca ne sert à rien ! Bien dit ! Rien ne sert d'ailleurs à rien, tout est désespoir, noir c'est noir, mes pantoufles se refroidissent et ma tisane tiédit
3. Je suis contre la charité ! On approuve ! La charité ? Le contraire de la justice ! C'est d'ailleurs bien pour ça que l'on parle de « solidarité » et non de « charité »
4. Mes combats actuels se limitent à défendre l'existence des cachalots macrocéphales et autres odontocètes ! A ben parla ! Comment ne pas prendre fait et cause pour ces animaux en voie d'extinction ? Ceci dit, les dirlos disparaissent aussi, peu à peu
5. Je préférerais une grève nationale des dirlos ! C'est sur ! Et nous aussi ! Il faudrait en parler à ceux qui sont en mesure d'y appeler. Nous, on est partants
6. Sur la direction d'école, je ne participe qu'aux seules actions lancées par mon seul syndicat ! C'est bien vrai, ça ! Vous pourriez simplement nous en rappeler une seule action récente ?
7. Ca coûte des sous ! Exact, 3 euros et 75 centimes de perdus ! Difficile à envisager !
8. Le Conseil des Maîtres Décisionnaire n'en a pas encore débattu ! Noble raison, on vous laisse en débattre à votre aise
9. Je refuse de soutenir ces valets hiérarchiques de l'institution, ces petits chefs au rictus iconoclastes ! Malepeste non ! manquerait plus que ça ! Bon, c'est vrai qu'au rythme actuel des démissions des dirlos, bien malin l'instit qui échappera à une direction d'école contraint-et-forcé. Un enseignant bien portant n'est qu'un dirlo qui s'ignore
10. Et ce sera efficace, cette JAS ? Ca dépend de vous, collègues
De nous et de vous
À VIENDRE DANS LE PROCHAIN NUMERO :
> des outils pratiques pour le DUER
> un printemps riche en rencontres avec nos institutionnels
> un point sur le mouvement des directrices et des directeurs.
EN ATTENDANT :
- G. D. I. D.
( GROUPEMENT DE DEFENSE DES INTERETS DES DIRECTEURS )
- Pour nous rejoindre dans cette association....
par courrier: retournez ce bulletin à : G.D.I.D. 106, Chemin du Vallon des Escourtines, 13011 Marseille
ou par email: comportant les mêmes indications adressé au GDID
(Le montant de l'adhésion est de 16 Euros - chèque à l'ordre de "G.D.I.D.")
G.D.I.D. / BULLETIN D'ADHESION
Nom: ........................................................... Prénom: ...............................................................
Adresse:.....................................................................................................................................
Code Postal: ...................... Ville: ................................................
Ecole ( Nom et adresse):
........................................................................................................
Facultatifs (mais bien utiles) Tél. Fax Email: .........................................................................
- SI ON N' EST PAS UN DE PLUS , ON SERA PAS UN DE MOINS ...
( N'EMPECHE QU'UN DE PLUS , C'EST SOUVENT UN DE MIEUX)
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