Groupement de Défense des Idées des Directeurs
 G.D.I.D.
l'impertinente association nationale des directrices et des directeurs d'école
 
BULLETIN D'INFORMATION N°14
Février 2009
  
ADIEU LES DECHARGES ?
« Ecoles à décharge totale » : Bas-Rhin,  Allier, Bouches-du-Rhône, Lot, « Ecoles à demi-décharge » comme dans le Pas-de-Calais, « Ecoles à direction à profil » comme dans l’Isère, on commence à voir les académies, les unes après les autres, mettre en œuvre les nouvelles modalités de mouvement
 
Modalités prévues par le BOEN spécial n° 7 de Novembre 2008. Voila ce que notre bon ministre y demandait à ses fidèles IA-DSDEN
« III.2.2 Des affectations spécifiques hors barème
Vous pouvez procéder à des affectations en raison des spécificités particulières attachées à différents postes : postes en classes d'adaptation ou d'intégration scolaire (Clis), postes d'instituteur maître formateur, postes de conseillers pédagogiques de circonscription ou départementaux, postes en classes relais. »
Vous y notez qu’il n’est fait nullement mention des dirlos dans ces postes à profil particulier, distribués hors barême, note, ancienneté, etc…
Pourtant, dans une douzaine de départements, des IA ont décidé que les directions à décharge totale, voire à demi-décharge verraient la direction attribuée après entretien avec l’IA et choix définitif de sa part…
Vous rêviez, après des années de galère, de cette direction totalement déchargée où vous pourriez enfin faire votre travail dans de bonnes conditions ? Il faudra en rabattre, à moins que d’être dans les petits papiers de votre IA favori…
D’autant que, c’est curieux, voire significatif que de nombreux conseillers pédagogiques, coordos REP, délégués du personnel, détachés en tous genres ont annoncé leur intention de reprendre « une classe » l’an prochain. Ca risque donc de se bousculer au portillon d’autant que ces nominations à profil pourraient fort bien constituer le vivier de futurs EPEP…
Une palme particulière à l’IA de l’Isère qui va très loin en la matière !
A découvrir en cliquant à cette adresse
http://ia38.ac-grenoble.fr/siteiaspip/IMG/pdf/Dirlesmoines.pdf
 
DOSSIER : LE DUER,QUOI C’EST ÇA ?
Un peu d’histoire…
En matière d’hygiène et de sécurité, le rôle du Directeur d’école est essentiellement un devoir de vigilance et d’information.
Tout dirlo a obligation de transcrire en un « Document Unique » les résultats de l’évaluation des risques professionnels : c’est une étape essentielle de la démarche globale de prévention.
Un décret du code du Travail du 5 novembre 2001 introduit une disposition réglementaire destinée à formaliser cette étape d’évaluation des risques, les résultats devant être transcrits dans un document unique.
La mise en place du DUER dans les écoles a enfin été définie comme l’un des axes principaux du programme annuel de prévention 2008-2009 (BO n° 37 du 2/10/2008) et tous les établissements scolaires devront l’avoir établi au plus tard pour la fin de la présente année scolaire.
En résumé, il s’agit :
- d’essayer d’éviter l’accident en mettant en place des structures de prévention,
- de limiter les conséquences d’un accident inévitable,
- d’améliorer les situations existantes en sensibilisant tous les personnels de l’école aux problèmes relatifs à la sécurité.
Notre rôle de dirlo est de constituer un ou des groupe(s) de travail (enseignants, personnels municipaux, parents, responsables de la sécurité de la Mairie…) et de recueillir l’expression de tous les personnels afin d’identifier les risques le plus précisément possible, d’en faire la synthèse, de définir des priorités d’actions et de proposer des actions de prévention.
 
Proposition d’une démarche possible :
1. Identification du danger (en faisant, par exemple, remplir des fiches d’observations aux différents groupes de travail),
2. Hiérarchisation des risques (mise en relief des risques les plus importants lors de la synthèse),
3. Planifier les actions de prévention,
4. Mise en œuvre des programmes d’actions (exercices réalisables au niveau de l’école),
5. Suivi de ces programmes (actualisations périodiques).
 
Ce document pourrait avantageusement être composé :
- d’une identification des différents groupes de travail,
- d’un descriptif relatif à la ventilation des effectifs de l’école et des personnels y intervenant,
- d’un tableau de répartition des différents locaux,
- de tableaux de répartition des effectifs par bâtiments et par niveaux,
- d’une fiche récapitulative de tous les contacts utiles,
- d’un rappel de listes de documents et affichages obligatoires,
- d’une liste des vérifications périodiques obligatoires,
- de fiches d’observations des différents groupes de travail afin de recueillir l’expression du plus grand nombre,
- d’une fiche de synthèse identifiant chaque risque,
- d’une fiche de mise en œuvre des solutions avec des priorités d’actions.
 
Chacun l’aura compris, le dirlo est « naturellement » la plaque tournante de ce dispositif…
Bien que notre hiérarchie se défende de ne pas empiler un étage de plus au mille-feuille administratif en nous demandant de mettre en place un « document de synthèse » plus fonctionnel, elle s’empresse d’ajouter que la réalisation de ce document ne se substitue, en aucune manière, aux programmes des années antérieures qui doivent rester d’actualité ! (cahier d’hygiène et de sécurité, PPMS, exercices d’évacuation et de mise à l’abri, etc…).
Comprenne qui pourra…
 
Dans le but d’aider les collègues qui seraient désorientés par cette nouvelle tâche, le GDID propose de mettre en ligne sur le site« www.dirlo.org » des propositions de travail comprenant un « kit vierge » de DUER ainsi que des fiches d’observations à adapter à la topologie de chaque école, bien entendu…
Ces documents pourraient éventuellement servir d’éléments de travail au sein des différentes équipes pédagogiques.
On remarquera, au passage, qu’aucun syndicat n’aura jugé nécessaire de réagir sur ce sujet : pour éviter d’avoir de mauvaises pensées paranoïaques, nous supposerons que ceci est peut-être dû au fait que l’actualité très chargée ne leur laisse guère de temps pour prendre en compte les petits soucis des pov’ dirlos que nous sommes…
 
Par ailleurs, ces nouvelles exigences ministérielles nous amènent à revendiquer, une fois de plus, haut et fort, un statut pour tous les Directeurs qui, comme on peut s’en rendre compte à travers les travaux et les charges de responsabilités cumulés ces dernières années, sont de moins en moins… des « instits comme les autres ».
Alain VERGNES.
 
ÉVALUER les AVS
Le Bulletin Officiel n°31 du 31 juillet 2008 comporte un texte relatif à la « Formation des auxiliaires de vie scolaire » et notamment à leur accompagnement afin d’assurer « leur insertion durable dans l’emploi. »
Un certain nombre de mesures d’accompagnement sont envisagées.
La première d’entre elles doit attirer l’attention des directrices et directeurs d’école. Ainsi le texte préconise-t-il à l’issue de chaque année scolaire de mettre en place avec « l’agent » (AVSi ou AVSco) un entretien d’évaluation permettant également une analyse de ses besoins de formation.
Le texte précise :
« La personne la plus indiquée pour conduire cette évaluation est un personnel sous la responsabilité duquel il travaille au quotidien et qui est donc le mieux à même d’apprécier son travail, ses résultats et ses besoins de formation. »
La question se pose de savoir qui est cette personne : on peut voir se profiler là, sachant qu’il n’est en rien l’employeur de « l’agent », la personne de la directrice ou du directeur d’école car :
- l’un ou l’autre est bien responsable durant l’exercice de ses fonctions de l’agent durant le temps scolaire ;
- il est en contact « au quotidien » avec l’agent et peut, en relation avec l’enseignant éventuel si ce n’est lui-même accueillant cet agent, être en mesure d’évaluer son travail.
On attend de plus amples informations sur la mise en place de cet accompagnement qui attribuerait à la directrice ou au directeur d’école une compétence nouvelle à ce jour.
Pour prendre connaissance du texte plus complètement :
http://www.education.gouv.fr/bo/2008/31/MENE0800533C.htm
 
Un exemple de compte-rendu écrit de l’évaluation est également fourni en annexe au texte du B. O. : ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/bo/2008/31/MENE0800533C.pdf
 
ET POUR EN REVENIR AUX EPEP, IL N’Y AURAIT PAS UN MALAISE ?
« Si on n’est pas un de plus, on sera pas un de moins »…
Vous connaissez cette phrase qui termine chacun de nos envois. Phrase que l’on n’a pas inventée et qui est juste une traduction d’un dicton de Noël provençal.
La réalité est moins simple que les dictons : nous sommes effectivement beaucoup de plus, mais aussi quelques uns de moins. Rien de plus normal sur ce dernier point : le GDID n’est pas une secte : on y vient en toute liberté, on y part de même…
Par contre, ce qui nous a surpris, c’est de voir quatre collègues nous quitter sur des messages plutôt virulents, nous accusant d’être devenus de chauds partisans des projets d’EPEP…
A l’appui de leur dires, cette phrase qu’ils nous reprochaient :
«…la création des EPEP. Certes, nous l’avons déjà écrit, cette proposition de loi ne nous satisfait pas pleinement. Certains points méritent d’être éclaircis, d’autres modifiés ou précisés. Néanmoins, elle est une avancée considérable et correspond au souhait exprimé par une immense majorité de directeurs, lors de la consultation IFOP / GDID, puisque l’école serait enfin dotée d’un véritable statut et dirigée par un directeur lui-même reconnu comme chef d’établissement.»
 
On comprendrait leur colère si cette phrase était de nous, mais ce n’est pas le cas !
 
Ce texte provient d’un blog nommé « directeurs en lutte », et se trouvait dans un article du 22 Novembre 2008 ( http://www.directeurenlutte.com/article-25025305.html  )
Blog qui n’a rien à voir, ni de près, ni de loin, avec le GDID… Nous n’en connaissons pas le ou les auteur(s), qui restent anonymes, et notre association n’est pas partie prenante de ce blog, souvent intéressant, mais dont les positions diffèrent sensiblement des nôtres, particulièrement sur l’appréciation que l’on peut avoir des EPEP…
En ce qui concerne le GDID, il nous serait bien difficile d’avoir une démarche plus claire que ce que nous mettons en œuvre : assemblées annuelles, propositions soumises au vote de l’ensemble de nos membres, responsables clairement identifiés et quelques minuscules certitudes:
 
- nous voulons un statut pour tous les dirlos, pas pour quelques uns
- nous voulons que l’Ecole Publique existe réellement, mais pas à n’importe quel prix , qu’elle dispose de son autonomie, de sa liberté pédagogique, de budgets qu’elle gérerait elle-même, mais sans que cela passe par des « usines à gosses »
- nous savons que l’on n’échappera pas à une réflexion sur l’inexistence administrative et juridique de l’école, et on compte bien y faire entendre nos petites voix
- On se refuse à une école qui n’aurait d’autre choix que le conservatisme « libéral » et le conservatisme « éclairé », le conservatisme de ceux qui ne voient dans l’école qu’une source d’économies à faire et celui qui veulent à toute force rester dans l’école d’arrière-grand-papa…
- on continuera donc à défendre et faire avancer, auprès de ce ministère comme auprès de n’importe quel pouvoir public, l’idée d’une reconnaissance de notre métier et du maintien d’une école de service public d’éducation de proximité…
 
Après, que l’on nous engueule, pourquoi pas ? Mais sur ce que l’on dit, pas sur ce que l’on nous prête…
Thierry Fabre
 
OH, T’AS PAS TON OTP !
Les directeurs d'école ont reçu une clé OTP (one time password) qui leur permet d'accéder à Base Elèves …et au site des nouvelles évaluations CM2.
Cette clé affiche un code qui change toutes les minutes…
C’est amusant.
Pour accéder à BE, faut taper ce code associé à un code PIN que nous choisissons… C’est compliqué !
Mais pourquoi ?
C’est la question que l’on peut se poser.
Pourquoi une clé à la fois  personnelle,  nominative et sophistiquée ?
Parce que l’identification qui était jusqu’alors fonctionnelle, c’est à dire liée à l’école et non pas à l’utilisateur lui-même, se fera dorénavant de façon nominative et individuelle.
Dans l’optique d’identifier précisément l’utilisateur pour le responsabiliser au maximum et rendre possible la traçabilité des actions effectuées.
Le caractère personnel de l’OTP introduit de fait une distinction « fonctionnelle » claire (je suis le directeur de l’école) que les textes ne font pas.
La remise de cette clé prend aussi un caractère troublant, beaucoup de solennité et d’avertissements dont notre mammouth n’est pourtant pas friand :
Une fois que le responsable de la Remise de la Clé a remis la clé à son porteur, il prend en retour l’accusé de réception signé par l’utilisateur.
Cet accusé atteste que la clé portant un numéro de série spécifique a bien été reçue par telle personne, et que celle-ci a pris connaissance des conditions d’utilisation de ladite clé.
Ce document, signifiant l’engagement de la responsabilité de l’utilisateur vis-à-vis de sa clé, doit être conservé en lieu sûr, sous la responsabilité du RSSI académique.
Il devra en effet pouvoir être produit en cas d’éventuel litige quant à l’utilisation qui serait faite d’une clé par son porteur.
 
On pourrait se croire dans un (mauvais) épisode de « fort Boyard », mais non, il s’agit bien de nos écoles, de BE dont on nous rabâche toute l’innocence, et d’un degré de responsabilité supplémentaire que l’on nous confie de façon toute anodine…
Je pense aux directrices et aux directeurs qui confient le renseignement de BE à des EVS…  Et à tous ceux qui prétendent encore que le directeur est un enseignant comme les autres.
http://www.securiteinfo.com/cryptographie/otp.shtml
Pierre Lombard
 
VITE VU…
2000 adhérents et un premier communiqué de presse :
Le GDID, association nationale des directrices et directeurs d’école publiques vient de franchir le cap des 2000 membres.
Association récente qui compte désormais des adhérents dans l’ensemble des départements de métropole et dans 4 DOM-TOM
Association qui revendique une reconnaissance statutaire de la direction d’école primaire, le GDID a développé un site internet ( www.dirlo.org   ) qui reçoit chaque jour de 2 à 4000 visites, un serveur téléphonique de renseignements et conseils, un Bulletin mensuel et un journal de débats, la « Bouteille à l’Encre », envoyés tous deux à 50 000 écoles publiques en France et à l’étranger.
 
Historiquement, c’est la première fois que se constitue en France une association des « dirlos ». Le GDID représente actuellement la plus importante structure collective regroupant ces personnels de l’Education Nationale

POLÉMIQUE sur la légalité du fichier des évaluations de CM2 :
« Illégale » car la Cnil n’a pas encore examiné le dossier «saisie des résultats des évaluations des CM2 et CE1» déposé le 13 janvier par le ministère de l’éducation nationale.
Fausse alerte selon l’autorité de contrôle, contactée mercredi 4 février. Contrairement aux données sensibles, la saisie des résultats n’est pas soumise à autorisation, une procédure plus lourde, mais à simple déclaration. «Nous n’avons pas encore eu le temps de le traiter, explique une attachée de presse de la Cnil. Mais si le dossier est formellement complet, nous devrions adresser un récépissé (une sorte d’accusé de réception, ndlr) dans les jours à venir.» En l'absence d'un tel récépissé, le principal syndicat du primaire, le Snuipp demande au ministère de l'éducation de «suspendre la transmission de telles données».

À 4, 4 ET DEMI !
Le président de la FCPE Jean-Jacques Hazan a annoncé mardi à Paris le lancement d'une "campagne nationale" pour un rythme scolaire en primaire de 4,5 jours, avec trois heures de cours le mercredi matin, au lieu de la semaine actuelle de 4 jours.
"La semaine de quatre jours, imposée par le ministre Darcos, densifie la journée de travail et est beaucoup trop fatigante pour les enfants", a expliqué M. Hazan au cours d'une conférence de presse.
"Je le répète, ce n'est pas moi qui ait choisi (...) ce sont les conseils d'école qui ont majoritairement choisi la semaine des quatre jours", a insisté Xavier Darcos.
 
À VIENDRE EN MARS
• Adieu les décharges totales ? Suite…
• Remontée des résultats des évaluations CM2
EN ATTENDANT :
G. D. I. D.
( GROUPEMENT DE DEFENSE DES INTERETS DES DIRECTEURS )

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