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- AVRIL ET LES DIRLOS EN ACTION : LA JAS
C'est quand même bizarre
Lorsque le ministère parle de supprimer 3000 postes de Rased, c'est l'émoi général, ce qui est normal.
Mais quand, en septembre 2008, comme chaque année depuis 10 ans, il manque à l'appel 4000 dirlos, ça ne semble pas gêner grand monde
Depuis le début de l'année, le sujets de contestation ne manquent pas : Rased, aide personnalisée, nouveaux programmes, EVS, carte scolaire, salaires, évaluations, enseignants-chercheurs, réforme des lycées, etc
On peut en toute bonne logique estimer que, sur le million de personnes employées par notre mammouth favori, 950 000 d'entre elles ont occupé récemment le devant de la scène.
Reste donc 50 000 personnes pour qui rien ne s'est fait, 50 000 collègues auxquels on ne pense jamais, 50 000 dirlos pour qui tout va certainement très bien !
Tout va bien en effet ! Nous gérons l'impossible au quotidien et chaque nouvelle réforme nous prend de plein fouet :
- les stages de remise à niveau ? On en est responsables pendant les vacances !
- l'aide personnalisée ? A nous de l'organiser !
- les évaluations ? On se les appuie, quelques heures en plus !
- l'accompagnement éducatif ? Voilà de quoi meubler nos soirées !
Le tout pour trois rogatons, deux fifrelins et aucune reconnaissance de notre travail
Franchement, collègues, il n'y aurait pas quelques menues raisons d'être en rogne, nous aussi ? Et comme, à priori, personne ne se bougera pour nous si nous ne sommes pas capables de le faire nous-mêmes, autant tenter l'aventure.
Le GDID lance donc, pour le mois d'Avril une action inédite, destinée à mettre en avant les pov' dirlos que nous sommes, nos attentes et nos demandes.
LA J.A.S. ( Journée d'Action Solidaire )
Action innovante, tranchant sur les mouvements habituels, action que tout un chacun peut suivre, action qui ne coûte rien, ou si peu, et qui pourrait rapporter gros
- Les collègues participant à cette action nous envoient, fin Mars, début Avril, un chèque de 15 euros, à l'ordre, au choix, du Secours Populaire ou des Enfants de la Terre. Deux associations intervenant dans le domaine de l'enfance, souvent partenaires des écoles publiques et partageant avec nous les valeurs de solidarité, de lutte et de laïcité de l'Ecole Publique
- Le GDID comptabilisera les dons et les fera parvenir à ces deux associations. Nous rendrons publics les montants des sommes recueillies.
- L'important est que cette action touche le ministère au portefeuille. Là où les journées de grève lui rapportent des sous, en autant de journées de salaire en moins à payer, la J.A.S. ponctionne l'état.
- Eh oui, il existe l'amendement Coluche, qui défraie chaque don à hauteur de 75 %, sous forme de déductions fiscales... 15 euros donnés à une association, c'est 11,25 euros que perd l'état, à chaque don...
- Si 30% des enseignants de l'école publique (soit 225 000 individus) participent à la JAS, cela représenterait 2,5 millions d'euros de perte pour l'état.
Action qui nous peut nous attirer sympathie et soutien de l'opinion publique, action qui pourrait être médiatisée, action qui fait perdre des sous au gouvernement, action qui complète et étend les mouvements traditionnels...
Elle est pas bien, cette idée ?
Pour y participer, il vous suffit de télécharger le bulletin de déduction fiscale à cette adresse
http://www.dirlo.org/Documents/jasrecufiscal.doc
de le joindre à votre chèque et d'envoyer le tout à :
GDID 106 Chemin du Vallon des Escourtines 13011 Marseille
A recevoir vos courriers, collègues...
Alain REI
PS Si le lien indiqué pour télécharger le bulletin de déduction fiscale ne s'ouvrait pas, signalez le nous par un simple mail à gdid@dirlo.org et on vous le fait parvenir en retour.
QUAND C'EST TROP, BEN CA FAIT BEAUCOUP PLUS !!
On peut comprendre aisément qu'en ces temps de crise et de revendication sociale forte, notre condition de directeur-enseignant-comme-les-autres soit mise en sourdine.
D'accord, on en a un peu l'habitude, vu que la « sourdine » est la musique qui nous accompagne, lancinante et indépendamment du contexte, depuis des lustres
Pourtant, l'accroissement de nos tâches ne se fait pas dans la discrétion.
- 60 heures soutien.
o Alors que tout le monde s'accorde à dire notre charge de travail et le manque de temps, quand il est possible, sans frais, de nous en accorder (comme on l'a fait pour les RASED ou les PEMF), on nous le refuse !
- Base élèves :
o non seulement les menaces de retrait de fonction, mais la remise d'une clé OTP, très onéreuse, qui nous responsabilise nominativement quant au contenu de ce fichier très controversé.
- les stages RAN.
o À la suite d'un courrier du Ministère (10/2008) nous précisant entre autres:
le directeur doit être joignable en cas d'accident d'un enfant survenant au cours de la période de stage à laquelle il participe pour établir la déclaration d'accident dans les 48heures et la transmettre à l'IA
>le SNUipp préférait « mettre en sourdine » en affirmant :
Cette affirmation était aussi stupéfiante, fantaisiste qu'inapplicable. Stupéfiante car jamais communiquée jusque-là. Fantaisiste car fondée sur aucun texte réglementaire. Inapplicable car elle interdirait à tout directeur de partir en vacances! Le SNUipp est intervenu auprès du ministère qui est revenu sur ces propos.
Et de nous promettre une confirmation écrite, nous dégageant de cette responsabilité « fantaisiste ».
Courrier toujours pas reçu à 3 semaines de l'organisation des nouveaux RAN
- le SMA
. difficulté de mise en uvre ?
> Mais il y a des directeurs dans les écoles ?
Nouvelle responsabilité, loin d'être anodine : recenser le personnel non gréviste !
« Pour les personnels enseignants, il appartient aux directeurs d'établir
le tableau de recensement des personnels non gréviste »
Ben voyons, normal pour un enseignant comme-les-autres.
- Mouvement : postes à profil pour les « grosses » directions.
Mesure lourde de conséquences et pourtant très peu attaquée, sauf sous l'angle de la mise à mal du paritarisme, certes sérieux, mais
> quid de la possibilité pour certains enseignants d'envisager la direction d'une école importante comme une étape dans le déroulement de leur carrière ?
> Et surtout, cela entraîne un bouleversement des rapports dans l'école.
En effet, obtenir une direction grâce à son barème n'est pas de même nature que d'y être missionné par l'IA !
Autant l'Autonomie de l'école et le statut de ses directeurs que nous réclamons assurent la primauté du terrain en lui redistribuant du pouvoir, autant cette mesure tourne le dos à toutes les missions de proximité du directeur en le plaçant sous la dépendance de l'IA.
Bizarre cette sourdine de tous ceux qui savent pourtant crier au loup à peine prononcé le mot statut,... pour les directrices et les directeurs d'école.
N'empêche qu'avec un statut on n'en serait pas là.
Pierre LOMBARD
POSTES DE FACE OU DE PROFIL ?
Vous pensiez qu'après des années de patience, vous pouviez espérer emporter au prochain mouvement le poste de vos rêves, celui à décharge conséquente ?
Il va falloir en déchanter
Dans plus d'une douzaine de départements, en effet, ce sera soumis au fait du prince, la direction de certaines écoles y devenant « postes à profil »
Elle n'y sera plus attribuée sur les critères classiques : ancienneté, barème, note, mais sur décision de l'IA, suite à un gentil entretien avec lui
Cela concerne, dans la Haute-Garonne, les Bouches-du-Rhône, etc
toutes les « écoles à 15 classes et plus » (comprendre : les écoles à décharge totale), dans le Pas-de-Calais, les Hautes-Pyrénées, le Lot, etc
les « écoles de 10 classes et plus » (comprendre : les écoles à demi-décharge), voire certaines écoles bien précises, les ZEP en Haute-Vienne, les écoles à mater dans l'Isère (*)
Vous me direz que ce n'est qu'une bonne douzaine de départements ? C'est vrai, mais cela pourrait facilement gagner d'autres coins de ce doux pays
Vous me rétorquerez que cela va à l'encontre des règles habituelles du paritarisme, que des textes de loi interdisent certainement cela ? Que nenni !
On le découvre à l'occasion : barème, note, ancienneté de service et tutti frutti, Oh Lulli, ne sont que des coutumes, non des lois. En fait, nous sommes bien en droit de demander tel ou tel poste à nos chefs de service, nos IA-mes-respects.
Tout comme ceux-ci sont tout à fait en droit de distribuer ces postes à qui bon les chante
Rien n'empêche d'ailleurs légalement un IEA de nommer sur une direction à 15 classes une personne n'étant pas dirlo, ni même inscrite sur la liste d'aptitude.
Cela se passe bien ainsi, depuis des années, sur les directions vacantes de plus petites écoles. Les « faisant fonction », vous connaissez ?
D'ailleurs, sur le fond, la direction d'école n'est-elle pas un parfait « poste à profil » ?
Métier n'existant pas, non reconnu, exercé par des instits choisis par l'IA (liste d'aptitude), révocables à tout instant par le même IA (retrait de fonction). C'est la définition même du poste à profil. Quoi de moins étonnant de voir notre hiérarchie pousser désormais la logique à son terme et nommer souverainement des dirlos sur entretien et choix persos ?
Le tout, bien sur, à l'opposé exact du statut que nous demandons
Reste que cela créera, dès la rentrée prochaine, une cassure de plus entre collègues, scindés désormais en trois groupes : les « chargés d'école » (classe unique), les dirlos-canal-habituel-rien-de-neuf et les nouveaux dirlos postes-à-profil. Diviser pour mieux régner au sein d'un métier où le travail, les responsabilités, les charges et les emmerdes resteront identiques pour tous.
L'absence de statut, comme nous le disons depuis longtemps, est bien la source d'une constante dégradation de notre travail.
Plus surprenant, face à cela, certains syndicats restent étrangement silencieux. Curieusement, il s'agit surtout de ceux qui nous serinent souvent que le dirlo est « un instit-comme-les-autres » Un instit comme les autres ? Oui, mais :
- avec un travail particulier qu'il est seul à accomplir
- avec des responsabilités particulières qui n'incombent qu'à lui
- avec, maintenant, un mouvement particulier bien distinct de celui de ses collègues adjoints.
A force d'être des instits comme les autres, on en devient chaque année plus différents.
Le GDID s'est adressé à ce sujet à l'ensemble des syndicats enseignants en leur demandant de s'opposer avec nous à ces postes qui se profilent
On attend leurs réponses
En ligne sur notre site : http://www.dirlo.org/modules.php?name=Gdid_Square
Thierry FABRE
(*) sur ce dernier département, le lien cité dans notre dernier envoi ne fonctionnait plus, et pour cause : l'IA 38 avait retiré de son site le texte qui avait soulevé tant d'émois. De mauvais esprits taquins l'ayant quand même sauvegardé, vous pouvez le découvrir à cette adresse :
http://mobilisation69.free.fr/Dirlesmoines.pdf
REMONTEES DES EVALUATIONS DE CM2 : CHRONIQUE D'UNE PAGAILLE ANNONCEE
S'il est unanimement reconnu que l'évaluation est un outil indispensablepe rmettant de traiter les difficultés scolaires et de mettre en place des différenciations pédagogiques efficaces au sein de la classe, elle ne peut se concevoir sans une analyse fine des compétences des élèves
Présentée comme un outil permettant de repérer les acquis des enfants par rapport aux objectifs des nouveaux programmes mis en application en
septembre 2008, cette évaluation programmée le 19 janvier porte sur l'ensemble des compétences devant être acquises en juin !
De ce fait, on peut légitimement se poser des questions quant aux indications que l'on peut tirer des échecs portant sur des notions non encore étudiées
Ce non sens pédagogique nous amène à nous demander quel est l'enjeu de ce dispositif
D'autant que le codage binaire ne permet en aucune façon de prendre en compte finement le degré d'acquisition de telle ou telle notion ou de repérer les démarches originales mises en uvre.
Dans ces conditions, en quoi ces évaluations permettent-elles d'apporter une aide aux élèves en difficultés ?
Quels types d'informations sûres et utiles peuvent-elles apporter à l'institution ?
Quelles exploitations va-t-on pouvoir en faire étant donné que le protocole de passation des épreuves n'a pas été respecté partant de la même manière, parfois orienté par des consignes syndicales différentes voire contradictoires ?
La fausse alerte de la polémique sur la légalité du fichier des saisies n'a pas calmé l'inquiétude de certains collègues car, si les résultats des élèves sont bien « anonymes » avant le transfert dans l'application académique, ce n'est pas le cas des écoles qui pourraient être « comparées » au niveau de chaque circonscription.
Un beau « pastis » en perspective et beaucoup de questions encore sans réponses
à ce jour.
Quand se décidera-t-on à associer les véritables acteurs de terrain à ce type de dispositifs si essentiels ?
Il reste que cet épisode a, encore une fois, placé les dirlos dans des situations très délicates : pris entre les commandes institutionnelles et les résistances de certains collègues de CM2 qui, appliquant les consignes de certains syndicats, ont saisi les résultats selon des modalités à géométries variables et / ou ont refusé leur transmission selon les critères établis.
Sans vouloir porter de jugements sur ces prises de responsabilités individuelles, on peut légitimement se demander à qui l'administration va-t-elle s'adresser pour demander des comptes ?
Au pov' Dirlo membre du « Komleszot », comme d'habitude !!
Un statut ! Vite !!!
Alain VERGNES
VITE VU
C'est le Printemps !
Clés OTP : Pour sécuriser toutes les remontées des écoles vers les inspections et le ministère de l'éducation (base élèves, évaluations CM2...), on a doté les directeurs d'école d'une clé personnelle qui génère des codes de manière aléatoire. Problème: lorsqu'un directeur ou une directrice est en arrêt (maladie, maternité, ...), ou face au suivi des consignes syndicales et aux divers refus des collègues de faire remonter les résultats, le système se retrouve bloqué: plus de remontées, plus de statistiques, bref le marasme. E ministère a donc fait développer une application baptisée Solaris, qui permet de remédier au problème, en se substituant à la clé. Certains inspecteurs d'académie suggèrent à leurs IEN de faire pression d'utiliser Solaris pour résoudre ce problème de la clé sécurisée. Bref, l'éducation nationale se retrouve à pirater son propre système, mis en place pour "sécuriser" les informations,
Coût de la clé OTP : 2 933 673,95 €
Quand même !
L'article de Médiapart : http://www.mediapart.fr/club/blog/radu/160309/evaluations-cm2-avec-solaris-n-arrete-pas-le-progres
Le niveau scolaire monte
mais les écarts se creusent .Dans L'Elitisme républicain (Seuil), les sociologues Christian Baudelot et Roger Establet auscultent les failles du système scolaire français - élitisme et inégalités sociales - en le comparant à celui de 57 autres pays. Tout au long du livre, les deux spécialistes démontent allégrement, chiffres à l'appui, un certain nombre d'idées reçues.
L'article de Télérama : http://www.dirlo.org/modules.php?name=News&file=article&sid=1071
EN ATTENDANT :
- G. D. I. D.
( GROUPEMENT DE DEFENSE DES INTERETS DES DIRECTEURS )
- Pour nous rejoindre dans cette association....
par courrier: retournez ce bulletin à : G.D.I.D. 106, Chemin du Vallon des Escourtines, 13011 Marseille
ou par email: comportant les mêmes indications adressé au GDID
(Le montant de l'adhésion est de 16 Euros - chèque à l'ordre de "G.D.I.D.")
G.D.I.D. / BULLETIN D'ADHESION
Nom: ........................................................... Prénom: ...............................................................
Adresse:.....................................................................................................................................
Code Postal: ...................... Ville: ................................................
Ecole ( Nom et adresse):
........................................................................................................
Facultatifs (mais bien utiles) Tél. Fax Email: .........................................................................
- SI ON N' EST PAS UN DE PLUS , ON SERA PAS UN DE MOINS ...
( N'EMPECHE QU'UN DE PLUS , C'EST SOUVENT UN DE MIEUX ! )
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