l'Estafette

L'actualité servie aux Directrices et aux Directeurs par le
Groupement de Défense des Idées des Directeurs
LES COMPTES-RENDUS
19 mai 2010 au siège parisien de la FCPE :
Madame Cécile Blanchard, chargée de mission FCPE a reçu une délégation du GDiD composée de M. Alain Rei, Lombard Pierre et Salvi Patrick.
Après une présentation rapide de l’association, nous décidons de concentrer notre discussion autour de 2 axes :
- La direction et le fonctionnement de l’école.
 
- Les rythmes scolaires
Direction des écoles
La FCPE a bien conscience de l’aspect conflictuel de la revendication d’un statut pour les directeurs. Mais, même si, en tant que fédération de parents d’élèves, elle n’a pas à se positionner sur les modalités administratives de la reconnaissance des directeurs, la FCPE éprouve le besoin d’avoir, dans les écoles, un  « interlocuteur » clairement identifié.
Pour les familles, le directeur n’est pas un enseignant comme les autres. Beaucoup sont surprises par leur dénuement quand elles viennent s’adresser à lui, et le pilotage à partir des circonscriptions, par leur taille et leur éloignement, a montré ses limites.
La FCPE partage l’opposition du GDiD à des regroupements d’écoles trop importants qui aboutiraient à des structures inhumaines et ingérables du terrain. Par contre l’idée de fusions de « proximité », maternelle & élémentaire par exemple ou 2 écoles qui partagent le même bâtiment, présente des avantages, aussi bien pédagogiques que de gestion, qu’il est nécessaire d’approfondir. Dommage que les EPEP « De Robien/Darcos » aient miné le débat.
Au sujet de l’autonomie des écoles et de leur pilotage, il serait intéressant de confronter les positions des différents acteurs à travers une table ronde regroupant  leur association.
Rythmes scolaires
La FCPE et le GDiD sont auditionnés dans le même groupe d’associations par la commission sur les rythmes scolaires.
L’idée est de replacer l’élève au centre des préoccupations du système et faire en sorte que le temps qu’il passe en collectivité corresponde mieux à ses capacités.
Afin de tenir compte des évolutions et de la diversité des structures familiales, la FCPE propose d’étaler la semaine sur 5 jours, dont le mercredi matin, et de réduire le temps de la journée.
Pour le GDiD, malgré son importance, il ne faut pas faire de cette question la solution miracle aux difficultés de l’école.
Une semaine mieux équilibrée et une journée allégée placeraient indéniablement nos élèves dans de meilleures conditions d’apprentissages. Mais cela implique aussi une meilleure coordination entre le temps scolaire et les temps municipaux que l’enfant/élève vit globalement. Le pilotage du temps collectif de l’enfant, temps qu’il passe dans l’école, est essentiel à l’efficacité d’un rythme scolaire modernisé.
Ce qui renvoie directement au statut du directeur.
Nous prenons rendez-vous pour la rentrée prochaine afin de faire le point sur l’avancement des dossiers traités.
Pierre Lombard
Le 20 Mai 2010 à l’Assemblée Nationale: commission Tabarot sur les rythmes scolaires
Associations représentées : FCPE, PEEP, APEL, GDID, Cahier pédagogique, Ligue de l’enseignement, UNAF, USEP.
Une introduction rapide présentant l’objet de l’audition : souhait du ministre d’organiser une table ronde sur les rythmes scolaires, ainsi qu’une demande appuyée par les parlementaires.  Un rapport d’étape fin juin doit présenter l’état d’avancement de la réflexion. Le problème des rythmes scolaires est récurrent depuis de nombreuses années, mais a été relancé par la mise en place de la semaine de quatre jours. La comparaison avec les autres pays européens nous questionne sur la pertinence pour les apprentissages des rythmes actuels. Néanmoins, si l’on touche au rythme scolaire pour les mettre en cohérence avec le rythme de l’enfant (préconisé par les chronobiologistes) l’on touche inévitablement à l’organisation de la société. La réflexion conduisant à une modification de ces rythmes doit donc en tenir compte. C’est la raison pour laquelle la commission parlementaire auditionnera tous les acteurs concernés par ce sujet (parents d’élèves, enseignants, collectivités territoriales, professionnels du tourisme…).
Après cette introduction, le député chargé de l’animation de la séance nous propose d’intervenir à tour de rôle.
FCPE : La réflexion sur les temps de l’enfant doit tenir compte de tous les temps de l’enfant, mais aussi de l’adolescent de la maternelle au lycée. Les temps d’apprentissages doivent être adaptés à l’âge, environ cinq heures par jour pour l’élémentaire, moins en maternelle et jusqu’à six heures pour les collégiens. Le rythme doit être pensé sur l’année, sur la semaine, sur la journée. Pour la semaine, la FCPE préconise la suppression de la semaine de quatre jours pour revenir à neuf demi-journées réparties sur cinq jours (incluant le mercredi).
Sur l’année, alternance de sept semaines de classe pour deux semaines de vacances, notamment pour les vacances d’automne. Ce choix de rythme scolaire ne doit pas être laissé au conseil d’école, mais doit être le résultat d’une décision nationale, il faut qu’il y ait harmonisation au niveau régional.
PEEP : La PEEP rejoint la FCPE sur ce sujet. L’observation des pays d’Europe du Nord, notamment la Finlande, où les élèves ont quatre heures de cours par jour de quarante-cinq minutes chacun, montre que ce rythme semble propice aux apprentissages. Pour la PEEP, la notion de calendriers régionaux tenant compte des spécificités locales doit être privilégiée (exemple de La Réunion). La pose méridienne doit être minimum d’une heure et demie dans le primaire et la journée ne doit pas dépasser cinq heures d’apprentissage. L’idée est surtout de travailler sur un calendrier annuel avec la possibilité de réduire les vacances scolaires.
APEL : Mme BAROT pour l’APEL insiste sur la liberté des établissements et sur le fait que les décisions concernant les horaires scolaires et l’organisation doivent être prises par la communauté éducative locale. Il n’y a donc pas de nécessité à une décision nationale. Certaines académies, notamment Bordeaux, sont sur quatre jours depuis longtemps et fonctionnent parfaitement. Concernant l’allègement de la journée avec réduction des vacances d’été il ne faudrait pas dépasser une semaine ou deux. Une réelle application de la politique des cycles pourrait améliorer les résultats scolaires, concernant le mercredi matin, l’APEL est favorable à sa scolarisation.
GDID : Après une présentation de l’association, le GDID précise que si l’observation de la fatigue chez les enfants en fin de demi-journée est partagée par tous, les causes en sont beaucoup plus complexes à identifier. Il est clair que la journée scolaire est chargée, néanmoins le temps de l’enfant dépasse largement le temps de l’école et les activités autour de la scolarité sont également sources de fatigue. Le décalage de rythme de vie lié à la coupure du mercredi et des deux jours de fin de semaine est une réalité, mais il appartient aux familles de gérer ces temps-là afin qu’il ne soit pas générateur de difficultés pour leurs enfants.
Une nouvelle organisation de l’école avec des temps d’activités différents dans la journée (fin de journée consacrée aux activités sportives ou culturelles) pointe la nécessité d’un pilotage efficace de ses équipes (enseignantes et différents partenaires). Le directeur d’école qui doit faire fonctionner l’école est pour le GDID la personne la plus pertinente pour assurer ce pilotage. Concernant les conséquences qu’une modification du temps scolaire aurait sur le temps de travail des enseignants, le GDID pense que cela ne devrait pas être un frein à la réflexion, mais un élément dont il faudra tenir compte. Concernant le temps consacré au soutien (deux heures hebdomadaires pour les élèves en difficultés), les retours et analyses de ce dispositif ne sont pas assez importants pour avoir un point de vue tranché. Il semble néanmoins qu’il ne soit pas très performant, notamment par la surcharge de travail quotidien que cela engendre chez des enfants déjà fatigués.
Cahier pédagogique : Relation entre les rythmes scolaires et les apprentissages.
La diminution du temps de travail chez les salariés est une marque de progrès social. Pour l’école, ce n’est pas la même chose : les enfants ont moins de temps, ce n’est pas gage de progrès social. Par ailleurs, plus de temps d’apprentissages ne veut pas forcément dire plus d’apprentissages. Il est bon de rappeler que l’on n’apprend pas qu’à l’école, que l’apprentissage est permanent, l’importance du milieu social génère de grosses différences. La diminution de présence à l’école a tendance à accentuer ces différences et a pour conséquences de renforcer les inégalités. Pour les rythmes scolaires, il faut favoriser la régularité, l’idéal serait donc la semaine de « sept jours ». Il est important aussi de tenir compte des rythmes saisonniers, le nombre d’heures de jour dans la journée influence la capacité à la concentration. Il faut tenir compte également des différences de milieux sociaux avec une prise en charge des enfants défavorisés. Enfin, la question de la formation des enseignants apparaît comme essentielle notamment dans l’apprentissage de la gestion du temps (pour les enfants).
Ligue de l’enseignement : Il est important de sortir de la catastrophe des quatre jours et l’on doit se soucier de tous les temps de l’enfant et non pas uniquement du temps scolaire. Il faut une approche globale du formel et de l’informel, avec une prise en compte de ce qui s’apprend en dehors de l’école. Il ne faut pas oublier le rythme des adultes (entreprises, mais aussi familles).
Impulser les projets éducatifs locaux s’inscrivant dans un cadre de référence nationale ayant pour fonction de régulation en laissant une place importance à l’autonomie locale. Il ne faut pas reproduire l’école dans le temps périscolaire, il est important de faire autre chose.
USEP : pour l’USEP, le sport est un merveilleux support aux apprentissages sociaux et la polyvalence des enseignants, la diversité des élèves devrait permettre de faire vivre de vrais projets pluridisciplinaires. Les projets d’école construits par les équipes enseignantes associées à l’ensemble de l’équipe éducative doivent être porteurs de sens et de motivation. Le pilotage de l’école en autonomie et avec la confiance de l’équipe éducative est important. Le rôle du directeur d’école est essentiel pour la bonne marche de l’ensemble du système.
 En conclusion, le GDID est revenu sur la nécessité de la prise en compte de la direction d’école pour mener à bien toute réforme qui touche l’école.
Alain Rei
GDiD, reçu par Mr Reiss, député chargé d’une mission sur les directeurs d’école et le statut des écoles primaires
La discussion a porté sur les points suivants :
1 Statut des directeurs d’école :
- Modalités de direction des écoles
- répartitions des fonctions entre ses acteurs
- relations avec les autres membres de la communauté éducative
- rôle des directeurs d’école dans le fonctionnement et le pilotage des écoles
- évolution de l’exercice de leurs fonctions
- recrutement, obligations de service, formation des directeurs
2 Statut des écoles :
- Nombre de classes
- Spécificité des écoles
- Question des regroupements : quelles modalités à retenir, à écarter ?
- les EPEP
- les écoles du socle commun, fusionnant primaire et secondaire
 En avant-propos, la délégation du GDID, composée d’Alain Rei, Pierre Lombard et Thierry Fabre, a présenté à Mr Reiss les résultats de la consultation organisée par le GDID en Avril et Mai 2010.
Consultation qui prouve très clairement les attentes des directrices et directeurs d’école :
- 93 % de nos collègues se prononcent pour un statut de la direction d’école
- Opinion plus partagée concernant la création d’établissements publics, approuvée par 40 % des dirlos, rejetée par 28 %, 32 % ne se prononçant pas. 
Notre délégation a particulièrement insisté sur les points suivants : 
- La question centrale est et reste bien celle d’un statut pour les directrices et directeurs d’école. Statut qui doit concerner l’ensemble de nos collègues, sans exception. Statut à déconnecter de la question de la création d’établissements publics des écoles. Il s’agit pour nous d’une condition première, celle de la reconnaissance de notre travail, et, au travers de cela, d’un meilleur fonctionnement de l’École Publique 
- Les « écoles du socle commun » ne sont pas à nos yeux une possibilité envisageable. Fusionner dans des établissements communs primaire et secondaire reviendrait à nier la réalité du lien séculaire entre écoles et communes, à détruire la qualité essentielle de l’école, celle d’un service public d’éducation de proximité 
- Les directeurs d’école rejettent toute notion de « primus inter pares ». Nous ne sommes pas les « pairs » de nos collègues adjoints. Nous exerçons des responsabilités, avons un travail différent du leur. Nous demandons le renforcement du rôle du directeur au niveau du pilotage de l’école. La question en cela de la supériorité hiérarchique ne se pose pas réellement. Dans la fonction publique, cette supériorité se traduit par l’élément essentiel de la notation. Or, il n’existe pas de notation administrative des enseignants du premier degré, et nous n’en sommes pas demandeurs. Par contre, il est clair que, dans l’exercice des responsabilités qui sont actuellement nôtres, nous demandons à voir notre rôle, notre autorité clairement définie par un statut.
- le « statut d’emploi », évoqué par Mr Reiss, ne nous paraît pas satisfaisant. Cela reste un statut précaire, comparable à notre fonction actuelle. Par ailleurs, cela repose sur des choix par les IA, au « fait du Prince » et non sur une compétence reconnue par une expérience professionnelle (pour les dirlos actuels) ou par un concours (pour les nouveaux directeurs).
- Doter l’École Publique d’un statut d’établissement peut avoir des avantages indéniables (autonomie budgétaire, existence juridique de l’école, développement réel des Projets d’École, lien et partenariat avec les collectivités territoriales. Pour autant, cela ne nous paraît possible qu’à des conditions expresses : instauration d’un seuil limité du nombre de classes, cohérence géographique et pédagogique, présidence du CA attribuée aux seuls directeurs, maintien de la liberté pédagogique des enseignants, équilibre entre enseignants, parents et élus au sein du CA, mise en place expérimentale limitée, préservation de la spécificité des écoles en zone rurale, etc…) 
Deux heures d’un débat riche, fourni, argumenté, sur lesquelles Mr Reiss a pris bonne note de nos apports.
En conclusion, Mr Reiss nous a proposé une nouvelle rencontre, sur son bilan d’étape. Cette rencontre se tiendra le 6 Juillet… 
Thierry Fabre
LE SNUIPP REND COMPTE
Le député Reiss entame une tournée des départements afin de rencontrer et d’entendre les directrices et directeurs d’école sur l’évolution de leur fonction et du système scolaire. Le 11 juin il était dans les Alpes –Maritimes. Parmi le panel de 60 directeurs « plutôt urbains » choisi par l’IA, 6 sont adhérents au GDiD, ce qui correspond à l’implantation de l’association dans le 06.
Il nous paraît significatif de reproduire le compte-rendu qu’en a fait le SNUipp06. D’abord parce qu’il est assez fidèle à ce qui s’est dit (quelques bémols quand même en bleu…) et qu’il permet de mesurer combien les idées que nous défendons sont partagées par une grande majorité de collègues.
 
Compte-rendu de la rencontre des directeurs avec le député Reiss.
La réunion a rassemblé une soixantaine de directrices et directeurs, essentiellement de milieu urbain.
Après un exposé de la mission qui lui a été confiée par le 1er ministre, M. Reiss a rappelé qu'il était surtout venu pour nous écouter.
2 directrices et 2 directeurs invités à la tribune ont décrit leur quotidien et leurs difficultés ; puis une quinzaine de collègues se sont exprimés dans la salle, relatant des expériences diverses.
Tous ont rappelé leur attachement à leur métier et leur volonté de faire réussir leurs élèves, dans un contexte de plus en plus difficile.
Nombreux sont ceux qui ont martelé qu'il fallait un directeur par école, à la rigueur un par groupe scolaire.(c’est une de nos propositions fortes comme alternative aux EPEP)
Les EPEP suscitent beaucoup de craintes, notamment parce qu'ils entraîneront une perte de majorité des enseignants au Conseil d'Administration, une "municipalisation" des écoles et sans doute des "économies d'échelle".
Les demandes, elles, tournent autour de 4 points principaux :
Plus de décharges, une revalorisation indiciaire, une clarification des missions et une aide administrative pérenne. (En fait ce CR oubli le statut qui a été au centre des interventions: comme on pourra le constater plus bas)
Beaucoup (mais pas tous) (ben oui, beaucoup ce n'est pas tous... Mais c'est beaucoup!)souhaitent que l'évolution passe par un statut, qu'ils précisent "non hiérarchique".(c’est l’essence même de la création du GDiD)
Après certains appels du pied de M. Reiss : "On constate que de plus en plus d'enseignants du 1er degré passent les concours de chef d'établissement. Ne souhaitez-vous pas faire évoluer votre fonction pour pouvoir assumer pleinement vos responsabilités ?",
Deux personnes seulement se sont clairement prononcées en faveur d'un statut hiérarchique :
 "L'école est comme une entreprise, pour que ça marche, il faut un chef qui pilote". (vous saurez apprécier !! )
M. Reiss a semblé apprécier (pour le moins suggestif...) ces interventions, qui sont restées néanmoins très minoritaires parmi les personnes qui se sont exprimées. (autres interventions tout autant minoritaires, celles opposées au statut par 2 élus du SNUipp!)
Nous pouvons en retenir que la grande majorité de la salle semblait opposée à la mise en place des EPEP, et souhaite fortement qu'à chaque école (qui peut résulter de la fusion de 2 écoles d'un même groupe) corresponde bien un directeur. (reconnu par un statut non hiérarchique !)
Pierre Lombard
CHRONIQUE DU TEMPS QUI PASSE: NICOLAS ET VERONIQUE
Ce n’est pas une nouvelle mouture de Daniel et Valérie, ou un récent avatar de  Rémi et Colette ; ce n’est même pas une méthode de lecture, sauf à inventer une lecture sociale…
Ce n’est qu’une simple anecdote des temps qui passent…
Nicolas, vous le connaissez tous.
Difficile en effet de lui échapper, tant, ses actes, sa dégaine, ses déclarations fracassantes font l’essentiel de l’actualité.
S’il faut préciser plus, disons qu’il s’agit d’une personne passant le plus clair de son temps tout de bleu vêtu, à taper de travers dans un ballon qui ne lui a pourtant strictement rien fait…
Ajoutons à cela que ses troubles du comportement avérés, ses difficultés à prononcer trois mots sans énoncer cinq insultes l’ont amené au renvoi de la sélection nationale.
Véronique, vous ne la connaissez pas.
Elle ne joue pas les starlettes, elle ne porte pas des lunettes de soleil, elle ne pose pas pour la presse people, elle travaille à l’école, à Marseille…
Un de ces contrats aux sigles multiples, AE, AVS, EVS, CUI, etc.. qui ont en commun paye de misère, absence de formation et bien peu d’espoir d’avenir.
Véro, c’est la « maîtresse des ordinateurs », pour les minots : gestion du site informatique, accueil des classes, Bédeuzi, blog de l’école, décloisonnement des classes, etc… C’est aussi, et surtout, un sourire, une écoute, une gentillesse et des qualités humaines pour chaque élève, pour chaque collègue…
Mais il faut faire des économies, en ces temps de rigueur, et les 20 heures de SMIC horaires de Véro doivent peser lourd dans le budget du mammouth.
Résultat : il restait 4 ans de contrat à Véronique, mais elle est licenciée fin Juin.
Et c’est là où l’arithmétique me chiffonne un chouia…
Nicolas, on le vire de l’Équipe de France, mais ça ne l’empêchera pas de continuer à toucher 483 000 euros par mois, soit quelque chose comme 16 000 euros par jour, soit, en gros, 670 euros de l’heure.
Véronique, on la vire de l’école pour gratter les quelques 708 euros de son salaire mensuel !
Une heure de paye d’un côté, un mois de salaire de l’autre : les êtres humains naissent libres et égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres…
Et c’est là où la bête logique me chiffonne derechef :
- je peux sans problème imaginer un monde où Nicolas n’existerait pas, il me semble que je pourrais facilement surmonter cette absence
- je peux difficilement imaginer comment faire tourner l’école sans Véro, l’an prochain.
- L’une était utile, l’autre pas…
Thierry Fabre
LE GDID VOUS SOUHAITE DE BONNES VACANCES : A BIENTOT !
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Responsable de la publication : Pierre Lombard
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