le 16 octobre 2009
Bonjour
Nous avons bien reçu votre demande de soutenir votre pétition. Nous ne souhaitons cependant pas nous y associer, pour des raisons de différence d'appréciation sur le rôle de la direction d'école (voir plus bas)
Veuillez accepter nos salutations syndicales.

Pour la fédération sud éducation
Olivier Lorreyte

PS : voici quelques extraits de la motion adoptée par notre dernier congrès :
"Pour une direction collégiale des écoles
(...)
Que remettons-nous en cause ?
Ce ne sont pas les collègues qui ont fait le choix de la direction, mais la fonction elle-même et ceux qui en abusent.
C'est l'ensemble du système qui produit la caporalisation des directeurs et des directrices, infantilise les enseignant-es et les autres personnels. Cette organisation pyramidale nous dépossède de notre métier et modifie la vision que nous avons de l'école et des buts que nous lui assignons.
Ce sont toutes les atteintes aux décisions du conseil des maîtres, au travail d'équipe, au partage de l'information, aux choix non discutés et subis (les fonctions de chacun-e, les choix d'organisation, les rapports aux familles, les droits des élèves.)
C'est le recours à la rémunération aux primes et aux heures sup qui va en augmentant, divise les personnels et casse les solidarités.
(...)
Que proposons-nous ?
Comme nous sommes pour l'égalité des salaires et des statuts, contre la hiérarchie, nous devons réaffirmer nos choix en faveur d'une direction collégiale ou coopérative des écoles.
(...)
Nous constatons que les mêmes choix politiques s'appliquent dans toute l'éducation, sous la forme d'attaques sectorielles destinées à empêcher une riposte globale.
A tous les niveaux, ils prétendent calquer le fonctionnement des établissements sur le fonctionnement de l'entreprise : sous couvert d'autonomie, il s'agit de mettre en concurrence les établissements, les services et les personnels, en même temps que ces derniers sont de plus en plus écartés des prises de décision. Les lois et les règlements mettant en place cette autonomie fallacieuse institutionnalisent la précarité et la dérégulation afin de laisser aux directions une grande marge de manoeuvre , avec une main d'oeuvre plus précaire et flexible. L'aboutissement logique de cette politique est la disparition du statut de fonctionnaire. Il convient de nous réapproprier la notion d'autonomie dans un sens collégial et démocratique, en accord avec des cadres et des statuts nationaux."


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